08.10.2006
Les brimades de l'administration
Il est bien loin le temps des abus et des caisses noires.
Le chercheur est désormais contrôlé.
Par exemple, il n'a pas le droit de manger les sandwich TGV.
Certes il est remboursé lorsqu'il se déplace pour aller passer des concours.
Mais, s'il a droit de passer plusieurs concours par an, il ne sera remboursé qu'une seule fois.
Eh oui, pas moyen d'aller faire du tourisme à Paris sur le compte du contribuable.
Une fois, je m'en souviens, j'avais combiné (je suis la reine de la combine) d'associer un congrès et un concours.
Mais ce n'est pas comme cela que ça marche.
On ne peut être remboursé pour un hôtel lorsqu'on va passer un concours.
On ne mélange pas les genres. Il vaut mieux se lever à 4h du mat pour prendre le TGV en étant rentré à 23h la veille. Même si cela coûte plus cher que l'hôtel.
On ne voyage pas en première classe car on risquerait de prendre la grosse tête.
Ou de trahir des secrets d'état dans le wagon.
Moralité, on doit se contenter d'avoir un métier prestigieux. Et de ramer.
22:04 Publié dans Aigreurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Témoignages, recherche, administration, brimades
Dictature au sein d’une UMR CNRS
Trouvé sur le Site Sauvons la Recherche
mcf_sans_recherche, le 20 août 2006
J’ai été recruté comme maître de conférences dans une UMR CNRS d’environ 300 personnes en septembre 2004. Au bout d’une année, je n’avais pas fait de recherche car le jeune professeur de 34 ans chargé de l’animation du groupe de recherche auquel j’ai été affecté ne me donnait rien à faire et faisait de la rétention d’information. Lorsque je prenais des initiatives pour démarrer une activité de recherche, il me court-circuitait en faisant prévaloir sa position de chef. Je n’avais donc aucune marge de manoeuvre. En octobre 2005, j’ai envoyé un mail au directeur du laboratoire pour lui demander de changer d’équipe. Des réunions du bureau du laboratoire auxquelles je n’étais pas convié mais où le jeune professeur assistait ont eu lieu. Après 5 mois d’attente j’ai reçu une proposition écrite de la part du directeur de laboratoire. Il me proposait de rester 4 ans avec le jeune professeur sur un programme de recherche qu’ils m’imposeraient. J’ai alors fait une contre-proposition écrite en demandant de me placer dans un autre groupe prés à m’accueillir tout en acceptant de collaborer avec le jeune professeur. Mon but était que ce dernier ne soit plus mon supérieur. La réponse du directeur de laboratoire a été de me rapprocher de mon directeur d’UFR pour qu’il m’affecte dans une autre unité de recherche. Cette semaine mon directeur d’UFR, qui est également le responsable local du laboratoire, m’a annoncé que je ne faisais plus parti du laboratoire et que de ce fait, je n’avais plus le droit d’utiliser les moyens du laboratoire. Mon nom a également été supprimé des listes de diffusion des mails adressés aux personnels permanents. Dans l’université où je travaille aucun autre laboratoire n’a une activité de recherche liée à ma formation. Aujourd’hui je me pose quelques questions. Combien de personnes ont subi comme moi la dictature menée par le directeur de leur laboratoire et ne font plus de recherche suite à cela ? Combien d’enseignants-chercheurs ont renoncé à la recherche suite à l’excès d’autorité non punis de professeurs haut placés et influents ? Combien de maîtres de conférences en France ont vu leur carrière stoppée par de tels mandarins ? Combien d’enseignants-chercheurs perçoivent un salaire payé par les contribuables pour ne faire que la moitié de leur travail parce qu’on les empêche de le faire complètement ?
21:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abus pouvoir, dictature, fonctionnaire

