21.12.2006

Les relations de pouvoir dans la recherche

On aurait pu croire à la note précédente que j'avais touché le fond.
Mais non, le pire était encore devant moi.
J'ai déjà eu dans le passé des relations difficiles sur fond de rivalité, que j'ai déjà évoquées.
Mais qu'en est-il lorsque la rivalité ne peut se dire ?
Je reviendrai sur le cas précis qui m'occupe mais je voudrais donner quelques exemples de relations de pouvoir.

1- Le chef qui se la joue
Sa technique consiste à agresser l'adversaire (le subordonné). En se montrant toujours plus intelligent. L'exemple le plus fréquent où le chef peut exercer le pouvoir est la rédaction des articles. En effet, il est très facile d'apporter des corrections pertinentes sur un texte et les chefs ne s'en privent pas. Cela permet de justifier leur participation comme auteur, et trop longtemps même comme dernier auteur (la tête pensante). Tandis que les autres ont trimé parfois 12 heures par jour, debout, piétinant, dans les chambres froides, le chef, confortablement assis devant son ordinateur, va surligner des passages, inverser des mots, mettre en question la pertinence des termes. Il en faut de ces corrections, me direz-vous.
Deuxième exemple, les réunions de travail bipartites. Elles permettent au chef de maintenir le subordonné dans la dépendance de celui qui vient rendre des comptes. Là encore, c'est trop facile lorsqu'on n'est pas celui qui trime, de faire une suggestion judicieuse, et parmi celles-ci, la fameuse : ya qu'à. Ou "pourquoi tu n'as pas ?" Le chef tire cette injonction de son expérience personnelle, datant du temps où c'était plus facile. Ya qu'à essayer telle ou telle solution, ce sera peut-être le miracle, mais plus probablement, cela permettra de perdre encore d'autres jours et d'autres mois sans résultats.
Troisième exemple, la présentation des résultats à l'extérieur. Le chef se pose sans concertation comme celui qui a le savoir faire nécessaire pour mieux faire passer le message et la promotion du travail. Il réagit en celà à son propre mal-être où il a été trop longtemps relégué dans une position subalterne, et pour rien au monde, il ne cessera de reléguer les autres dans une position subalterne.

2- Le chercheur qui se la garde
Je m'explique. Au lieu de transmettre ce qu'il sait, le chercheur va garder le contôle. Au lieu d'enseigner, il va proposer de faire à la place, mais il ne donnera jamais ses sources en entier, il s'arrangera pour que la "manip" ne puisse être reproduite sans lui, pour que le protocole reste confidentiel, bref pour se rendre indispensable.