24.10.2007
La recherche sera humaine ou bien elle marchera
La recherche qui marche chez nos collègues japonais par exemple est hautement directive et hiérarchique. Le technicien ou le post-doc va faire passer le bulldozer, c'est à dire réaliser des centaines d'expériences similaires pour lesquelles il possède une parfaite maîtrise, sans que personne ne se soucie de faire varier son plaisir ou son déplaisir. Le chef tout-puissant est le seul à avoir des idées ce qui évite la dispersion des forces sur des sujets multiples. Parfois plusieurs post-docs sont en compétition pour un même sujet et le plus faible sera impitoyablement éliminé.
Il apparaît donc que l'équation idéale est impossible à résoudre...
Soit le chef est humain. Il va laisser les jeunes chercheurs présenter leurs résultats aux dépends de sa propre aura. Il va voir le sujet se diluer et se disperser, et souffrira de frustration et de manque de reconnaissance par ses pairs. Il n'aura pas le prix Nobel. Ses efforts pour partager les tâches jugées subalternes seront moqués.
Soit le chef est autoritaire. Il est dit autocratique, despotique, il signe en dernier auteur, soignant son image, celle de son laboratoire, son nom est associé à un thème, il est invité dans les congrès internationaux, et finit par faire partie de toutes les commissions possibles et imaginables, ce qui illustre le principe de Peter. On le lui reproche mais rien ne l'arrête, à part la maladie peut-être. Il est susceptible d'avoir le prix Nobel ce qui renforcera le culte du héro que démentiront tous ceux qui ont servi sous ses ordres, et qui seront frustrés.
18:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : prix Nobel, recherche humaine, recherche qui marche

